Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

Une séance pour se poser les bonnes questions

Vous envisagez une séparation mais franchir ce cap décisif est difficile.
Peut-être êtes-vous en proie aux doutes et tiraillé entre l’envie d’aller de l’avant et la peur d’avoir des regrets.
Avant de prendre une décision définitive, que vous soyez une femme ou un homme, vous pouvez solliciter un soutien, en solo ou à deux, afin d’être guidé dans votre réflexion et épaulé dans votre démarche.
 
  

Rompre : beaucoup de questions et d’incertitudes


Envisager de rompre est éprouvant moralement car quitter son conjoint c’est quitter toute une zone de confort (habitudes, logement confortable, travail, relations, passe-temps, etc.) pour laquelle on s’est beaucoup investi de façon justement à s’y sentir en sécurité tout particulièrement dans les périodes les plus difficiles de l’existence.
Cette zone de confort n’est plus si confortable que cela lorsque l’on commence à s’y sentir à l’étroit ou quand on a l’impression d’étouffer auprès de son partenaire.

Rompre, c’est donc quitter un conjoint mais pas seulement. C’est bien plus que cela puisque c’est renoncer à tout un monde que l’on s’est construit pour être bien dans sa vie. Alors rien de surprenant à être paniqué.
 
Beaucoup de questions se posent :
Qu’est ce qui nous attend après la séparation ? Ne sommes-nous pas en train de baisser les bras trop vite ? Sommes-nous si malheureux que ça pour que nous nous permettions de faire un choix aussi personnel qui impactera toute la famille? Avons-nous le droit de faire vivre cela à nos enfants ? Serons-nous capable de nous confronter à la solitude ? Saurons-nous reconstruire une vie meilleure ? Aurons-nous suffisamment de qualités pour rencontrer quelqu’un et refaire notre vie ? Notre conjoint nous le fera  t’il payer d’une manière ou d’une autre ? Nos enfants ne nous en voudront-ils pas de leur avoir fait vivre cela ? Nos parents ne vont-ils pas penser que nous avons échoué dans notre  vie sentimentale? Pourra-t-on aimer à nouveau ? Arriverons-nous seul à faire face aux aléas de l’existence ?
 

Celui qui décide de rompre va devoir rester solide pour faire face à ses propres peurs et à celles des autres

Beaucoup de questions se posent, n’est-ce pas ? Et bien d’autres encore mais pourtant les difficultés ne s’arrêtent pas là. Assumer une telle décision demande énormément de courage parce qu’en plus de devoir faire face à ses propres doutes, il va falloir se confronter au regard des autres  généralement pas franchement encourageant. Il y aura la désapprobation du conjoint, le désappointement des enfants, l’incompréhension de certains proches qui essaieront probablement de vous dissuader et qui projetteront sur vous leurs propres angoisses.
 
Il est courant que seul un des partenaires du couple considère la rupture comme étant la solution la plus adéquate. Si vous êtes celui qui l’envisagez alors vous aurez tout intérêt  à vous montrer rassurant, convainquant et à ne pas flancher surtout lorsque votre conjoint s’effondrera en réalisant que ce n’est ni une parole en l’air, ni une forme de chantage. Il risque de chercher à vous dissuader, de se victimiser ou encore de vous culpabiliser en espérant ainsi vous démotiver. C’est de bonne guerre !
 

Trouver le soutien qui vous fait défaut pour tenir bon

Parvenir à rendre  l’idée acceptable pour les autres  n’est pas chose aisée surtout quand on est déjà soi-même fragilisé et épuisé par une relation à bout de souffle et de surcroit pétrifié par la peur des changements à venir, par la peur de l’inconnu, par la culpabilité et un sentiment d’échec.
Il y a pourtant des maladresses qu’il est préférable de ne pas commettre afin de ne pas se mettre à dos certaines personnes à commencer son conjoint.
 
En songeant à tout ce que cela va bousculer et à la souffrance que  les tiers ressentiront (notamment les enfants) certains n’osent pas se lancer et reportent inlassablement à plus tard en se persuadant que ce n’est pas encore le bon moment. A vrai dire y-a-t-il vraiment un moment meilleur qu’un autre pour se jeter à l’eau ? C’est rarement le cas car ce qui fait  une différence majeure entre une séparation réussie et une séparation compliquée réside dans la façon dont on mène la séparation (communication verbale et non verbale, posture comportementale) plutôt que dans le moment choisi.
 
Quoi qu’il en soit, rester par dépit, par peur du jugement, par manque de courage ou à cause de l’angoisse de la solitude ne sera pas une solution durable non plus.
Il va donc falloir trouver le moyen de faire évoluer la situation en fonction de vos limites, des possibilités et des besoins de chacun tout en s’armant de courage pour parvenir à se confronter aux peurs inhérentes. 
 

Assumer son choix et se déculpabiliser

Il est vrai que toutes les étapes auxquelles il va falloir se confronter  pour mener à bien une séparation  sont moralement épuisantes et de surcroit vécues par beaucoup de personnes dans une sensation de solitude propice à l’angoisse et à la déprime. La peur d’être jugé, la crainte d’être incompris et dissuadé sont omniprésentes. La certitude de faire du mal aux autres est également culpabilisante, du coup pas facile de se confier à un entourage certes bien intentionné mais décourageant car n’ayant pas du tout envie de voir le couple se briser.
 
Pourtant on ne prend jamais une telle décision de gaité de cœur. C’est toujours la résultante d’une souffrance, d’un épuisement, d’un constat d’échec ou d’une grande déception.
 
D’ailleurs, il n’est pas rare que les proches éprouvent davantage de compassion pour celui qui est quitté que pour celui qui quitte. C’est ainsi que certains ayant trop peur de ternir leur image pousseront insidieusement leur conjoint à les quitter et pourront ainsi se faire plaindre par l’entourage.

Il y a aussi des couples pour lesquels chacun refuse d’assumer la décision espérant que l’autre la prenne à sa place. Parfois cela dure très longtemps comme ça jusqu’à ce que l’un des deux n’en puisse plus et craque. L’autre, (celui qui est quitté mais qui n’a pas eu le courage d’assumer son désamour) s’engouffre sans scrupule dans une attitude de victimisation qui n’a pourtant pas lieu d’être mais qui permet là encore de se donner bonne conscience.
 
On comprend aisément qu’il est préférable de s’armer de courage pour parvenir à aller au bout de la démarche sans s’effondrer en cours de route. Bien plus que du courage il faudra aussi du discernement pour comprendre avec lucidité ce qui se passe au-delà des apparences qui sont parfois trompeuses.
C’est en ce sens qu’une aide extérieure se trouve être la bienvenue.
 

Susciter la compassion plutôt que le jugement

Si c’est vous qui êtes à l’initiative de la rupture, il est possible que votre partenaire refuse d’admettre certaines évidences comme par exemple que la relation n’est plus ce qu’elle était. Afin de donner du corps à ses propos, il peut vous assurer vous aimer comme au premier jour alors que ce n’est pas l’impression que cela vous donne. Selon votre conjoint il serait plutôt logique que vous vous réjouissiez de ce que vous avez (de beaux enfants, une maison individuelle,  des vacances au soleil quoi que pour le soleil ce n’est pas gagné à chaque fois !). Bref, sa vision des choses fini par déteindre sur vous à tel point qu’il vous arrive vous-même de vous demander si vous n’auriez pas un problème d’ordre psychologique.  
 
Ce n’est pas évident de savoir où se situer, de savoir ce qui est normal ou pas lorsque l’on est face à un conjoint qui ne veut pas entendre parler de remise en question.  Pourtant généralement ce n’est pas bon signe de refuser toute forme de changement car derrière ce refus il y a bien souvent des peurs profondes qui se dissimulent.
 
Trop s’accrocher à une relation pourtant érodée révèle un manque de courage et une peur panique d’aller de l’avant que la personne aura tendance  à dissimuler derrière un pseudo-amour. Il convient de voir au-delà des apparences à l’aide du thérapeute.

 

Besoin de changement

Bref, des arguments plus ou moins convaincants vous seront exposés lorsque votre conjoint comprendra que vous ne voulez plus continuer ainsi.
Le risque réside dans le fait de croire que celui qui n’est pas satisfait de son sort, celui qui aspire au changement est sans doute plus ou moins déprimé ou plus ou moins  bizarre (sinon il se contenterait de ce qu’il a !).
Cette vision-là, quelque peu étriquée peut néanmoins suffire à raviver une propension à se culpabiliser trop facilement et donc à se conforter dans l’idée que le problème vient probablement de soi.  

Pourtant il peut y avoir des tas de raisons pouvant expliquer qu’une lassitude s’est installée dans la relation, des raisons pas toujours évidentes à identifier et donc parfois difficiles à verbaliser. Le risque majeur étant de passer pour quelqu’un d’instable, de trop exigeant ou encore pour quelqu’un qui serait inapte au bonheur.
 
Mais l’essentiel est d’apprendre à ne pas se laisser piéger par un jugement de valeur injuste et trop réducteur.
Avant de parler de séparation, il serait préférable de parvenir à expliquer vos attentes et vos besoins sans équivoques ou quiproquos. Le but n’est pas de tendre le bâton pour se faire battre mais de permettre à votre partenaire de comprendre de manière progressive où vous en êtes.
 

Comprendre pourquoi ce que l’on a construit ne nous rend plus heureux

A un moment donné, mieux vaut prendre un peu de hauteur et discuter avec une personne totalement impartiale de façon à déterminer avec objectivité où l’on en est réellement dans sa vie. En séance, vous pourrez faire le point sur ce qu’il est possible d’envisager et de quelle manière la situation peux évoluer.

Le soutien thérapeutique vous apportera un appui moral et des conseils concrets afin de lever vos blocages et de concrétiser vos réelles aspirations.
Comprendre par exemple ce qui fait que l’on ne ressent plus l’amour comme avant, pourquoi nous pouvons avoir envie de tout quitter alors que notre partenaire est plutôt une personne bienveillante, est-ce que les choses peuvent encore redevenir comme avant, qu’est ce qui nous retient encore, etc…
 
Vous obtiendrez également des conseils permettant de mieux dialoguer avec votre conjoint et d’annoncer votre décision à vos enfants ou à vos parents.
 

Vous pourrez aussi développer votre aptitude à faire respecter vos choix, travailler sur vos angoisses et mener à bien votre démarche de la meilleure façon qui soit pour vous.
La rencontre avec le thérapeute c’est aussi l’occasion de mieux se connaître soi-même car si l’on veut espérer ne pas être mal jugé par les autres mieux vaut commencer par se comprendre soi-même !
 

Rompre ou ne pas rompre ?

Il y a des couples qui se sont oubliés avec le surcroit de travail, les enfants, les travaux de la maison et les loisirs. Ils se sont quasiment perdus l’un l’autre au fil des ans mais ils ne se considèrent pas foncièrement malheureux ensemble pour autant.
Ils ont pu apprécier des années durant leur quotidien avant de réaliser qu’ils stagnent (voir qu’ils régressent) dans leur vie affective et que leur existence conjugale est monotone. A tel point que pour certains la vie amoureuse est devenue quasi inexistante étant donné qu’ils ne partagent plus grand-chose d’autre que les enfants, les traites de la maison, le frigo et la machine à laver. Bien qu’ils aient pu être très complices par le passé et passionnément amoureux leur vie ensemble ressemble davantage à une forme de cohabitation qu’à un réel partage conjugal.
Lorsqu’un couple fait ce douloureux constat les partenaires ont envie que cela change néanmoins ils se sentent un peu gauches  pour se rapprocher l’un de l’autre notamment parce qu’ils ne sont plus très sûrs d’en avoir envie. Mais comment se l’avouer sans se blesser et sans en faire tout un drame? 
La question se pose alors de savoir si rester ensemble est la meilleure des choses à faire. Est-ce que ça vaut le coup de continuer autrement que pour les enfants?

Assez souvent, l’un des deux réagit avant l’autre en réalisant qu’il y a beaucoup moins de désir, trop d’habitudes, pas assez de moments de partages complices, qu’ils ne se parlent plus que pour échanger des banalités, qu’ils n’ont plus très envie de passer du temps ensemble sans la présence des enfants.

Un bilan sous forme de diagnostic peut s’avérer utile pour savoir si les motivations sont suffisantes et si les bonnes résolutions envisagées pourront tenir dans le temps.

Un bilan sous forme de diagnostic peut s’avérer utile pour savoir si les motivations sont suffisantes et si les bonnes résolutions envisagées pourront tenir dans le temps.

Ce sont des pistes de réflexion intéressantes afin de ne pas rester ensemble uniquement par abus de faiblesse en se persuadant que l’on s’aime encore alors que rien n’est moins sûr.

 

Rester ensemble mais pas à n’importe quel prix

Mieux vaut ne pas s’entêter à rester ensemble lorsque la dysharmonie entre les partenaires est trop importante car ceux-ci auront le réflexe de vouloir corriger l’autre plutôt que se corriger soi.

Dans l’espoir de maintenir la relation sans avoir à se remettre en question chacun essaiera de faire comprendre à l’autre que c’est de sa faute si ça ne marche plus, qu’il est trop comme ci, pas assez comme ça. Mais cela ne fonctionne généralement pas.

Une certaine amélioration pourra néanmoins se produire au prix d’efforts, de sacrifices et de renoncements plus ou moins acceptables mais  à la longue les progrès paraîtront si chers payés que les conjoints déchanteront avec en clé de l’amertume. Gare aux bonnes résolutions trop ambitieuses ! Mieux vaut un dosage d’efforts plus sage mais tenable.

Mieux vaut aussi parfois se séparer avant d’en arriver à ne plus se supporter du tout ! Mais n’oublions pas qu’il y a aussi la question des sentiments et de l’attachement.

Lors des séances, nous allons utiliser le temps imparti pour évaluer dans quelle mesure des changements réalistes sont possibles au sein de votre couple. Nous verrons quels sont les changements supportables et acceptables que chacun peut raisonnablement  effectuer avant  d’envisager la dernière option possible qui est la rupture. Le but est que chacun s’y retrouve autant que possible.

 

Avant d’envisager de rompre, oser des changements adéquates

Si vous avez encore quelques espoirs alors nous  chercherons à voir s’il est possible de parvenir à trouver une sorte de terrain d’entente avec des compromis équitables et réellement porteurs de changements pour assurer la viabilité de la relation au long terme.

Trop de compromis équivaudrait à renoncer à une part de soi. Ce n’est pas cela qui rend heureux et de toutes façons ça ne marche pas. Je vous encouragerai plutôt à faire la part des choses en prenant du recul pour vous donner de réelles chances de réussites.

Entre les conjoints il y a bien souvent des griefs et des rancœurs pas toujours digérés et pour cause ! Il n’est pas rare que les conjoints n’aient jamais évoqués l’objet de leurs souffrances. Il conviendra donc d’évaluer également dans quelle mesure les partenaires pourront s’affranchir de tous ces bagages émotionnels encombrants. Sans cela aller de l’avant sera comme avancer les bras chargés de sacs et de valises. Ça ralentit considérablement quel que soit la direction choisie !

La peur de vivre sans l’autre est souvent très forte. Il faut parfois des mois ou des années avant de réaliser que c’est possible. Alors rester ensemble oui, à condition que ce ne soit pas par faiblesse sinon le bonheur ne sera jamais à portée de mains.

Surtout ne pas influencer les conjoints dans leur décision

Lorsqu’’un couple consulte pour la première fois, l’un des deux appréhende souvent que je leur annonce qu’ils feraient mieux de se séparer. Pourtant c’est le genre d’informations que je ne transmets pas car je cherche autant que possible à ne pas influencer les conjoints (sauf en cas de violences graves). C’est à eux de décider de leur avenir, pas à moi !

Lorsqu’une décision de rupture est néanmoins envisagée, la décision vient du couple où de l’un d’entre eux. Au fil des discussions cette option devient comme une sorte d’évidence et la décision s’impose à eux. Ils n’ont plus besoin de me poser la question ou alors quand ils la pose c’est davantage pour me demander ce que j’en pense car en fait ils savent déjà mais il arrive qu’ils aient besoin de se l’entendre dire.

Mon rôle n’est pas de sonder si un couple a intérêt de rester ensemble ou pas. Je suis juste là pour  aider les personnes à trouver le moyen de ressentir ce qui est enfouie au fond ‘d’eux-mêmes, de le verbaliser et arriver à se poser les bonnes questions pour avancer.

C’est ce qui permet de reprendre sa vie en main plutôt que de la subir.

 

Prendre le temps de réfléchir et parfois de se donner encore une chance avant de se décider à condition que la démarche soit cadrée

Ce n’est pas parce que l’on ne se sent plus amoureux de son conjoint qu’il n’y a plus d’amour.

Aussi, avant d’envisager une séparation mieux vaut chercher à comprendre ce qui fait obstacles au sentiment amoureux.

En recréant un contexte favorable, en se retrouvant autrement que dans la routine, en réinventant son couple,  en acceptant que l’autre ne soit plus ce qu’il était  auparavant et en acceptant qu’il va falloir composer avec cette nouvelle donne, il est possible de redynamiser une relation de couple devenue trop fade à condition toutefois de faire aussi le point sur soi.

Chacun devra y mettre du sien et ne pas se contenter d’imposer à l’autre ses désidératas. Ne rien vouloir changer sous prétexte qu’avant ça fonctionnait très bien comme ça revient à faire la politique de l’autruche et à croire que ce qui est valable un temps est valable toujours.

​Les séances permettent de réaliser que la relation n’est pas forcément caduque. Mais il va y avoir des changements à opérer pas toujours faciles à admettre car on ne peut espérer redynamiser une relation sans effectuer quelques réajustements.
Le thérapeute est là pour accompagner, encourager et également pour donner un cadre de façon à ce que chacun se sente respecté et reconnu dans les efforts qu’il opère.
Car généralement au départ chacun est motivé mais la motivation peut retomber comme un soufflé à la première difficulté. Je vais donc contribuer à faire en sorte que les conjoints parviennent à concentrer leur attention au moins  autant sur le positif que sur le négatif.
 

Quand l’un veut rompre et pas l’autre

Il est fréquent que l’un souhaite rompre mais pas son conjoint. Celui qui envisage de rompre consulte pour se conforter dans sa décision et s’assurer que ce n’est pas un coup de tête ou une crise passagère. La crainte d’avoir des regrets est souvent très forte. Il va donc falloir comprendre les enjeux sous-jacents qui font que le couple en est là où il est et voir dans quelles mesures les choses peuvent s’améliorer.

 La demande se situe aussi pour beaucoup dans le fait de trouver le moyen d’aider le conjoint à comprendre, à moins juger, à prendre de la hauteur au-delà de la colère car la peur de se confronter aux émotions du conjoint peut être un obstacle majeur à la séparation.
Celui qui souhaite la rupture n’est pas forcément celui qui souffre le moins des deux. C’est même très souvent l’inverse ! Il m’arrive fréquemment de recevoir dans mon cabinet des personnes épuisées de se battre pour améliorer les choses et très fatiguées moralement de vivre aux côtés d’une personne qu’elles n’arrivent plus à aimer. Il est vrai qu’à la longue c’est éprouvant de rester pour éviter essentiellement de faire souffrir l’autre et pour préserver le bien-être des enfants.  
Quant au conjoint quitté, il a besoin de comprendre ce qui lui arrive et ce qu’il peut faire pour ne pas subir passivement. Le choc est conséquent surtout pour ceux qui vivent le départ du partenaire comme un rejet ou une trahison.  
Une personne en total désaccord avec la décision de rompre peut avoir tendance à exagérer  ses sentiments, soit par déni soit pour retenir. Il existe pleins de stratégies possible pour dissuader une personne de partir. Certaines sont si efficaces que celui qui souhaitait la rupture finit par ne plus savoir sur quel pied danser.
Le thérapeute pourra vous aider à faire la part des choses entre la dépendance affective et l’attachement réel.
 

Être quitté c’est devoir faire face à une blessure de rejet

Se sentir rejeté est inacceptable pour certaines personnes surtout lorsqu’une somme d’énergie a été dépensée pour  bâtir le foyer mais plus encore lorsque cela réveille d’anciennes blessures. Devoir faire face à une telle impression de gâchis peut être  violent à vivre.

D’où la nécessité d’en parler à cœur ouvert avant de clore la relation que vous soyez le quittant ou le quitté. Sinon, se reconstruire et repartir sur de nouveaux projets de vie risque de s’avérer compliqué.

Et puis tant que l’on n’a pas appris d’une expérience, les mêmes scénarios se répètent inlassablement mettant en scène de nouveaux personnages. Ce que je veux dire c’est que ce qui n’a pas été compris risque de se reproduire avec le ou les conjoints futurs, par exemple en attirant à soi des partenaires qui auront un profil similaires en dépit des apparences. D’où l’intérêt de démêler son histoire.

Certains replongent d’ailleurs très vite dans une nouvelle vie mais déchantent aussi très vite car ils auront davantage trouvé un placébo que transcendé leur passé. Tant que les blessures ne sont pas guéries, l’individu est bloqué dans son processus d’évolution.

Un regard thérapeutique neutre pour éviter de se laisser happer par les influences extérieures

Avant de se décider à rompre mieux vaut donc prendre le temps d’en parler avec un interlocuteur  totalement neutre car comme vous l’avez vu les enjeux sont  de tailles. C’est un choix cornélien duquel découlera moult incompréhensions de la part de l’entourage.

Il y aura peut-être même des personnes bienveillantes qui néanmoins projetteront à votre encontre des reproches ainsi que des jugements de valeurs pensant vous éclairer alors que c’est de soutien que vous aurez besoin et de compassion. Ne l’oubliez-pas, celui qui quitte traverse une épreuve au même titre que celui qui est quitté.

Généralement, de manière instinctive les proches cherchent à dissuader celui qui envisage de rompre croyant bien faire adoptant ainsi un rôle de sauveteur. 

Mais si sauver le couple de la rupture permet de se donner bonne conscience ce n’est pourtant pas nécessairement ce qu’il y a de mieux à faire car il y a des couples au sein desquels se cache une violence sourde insoupçonnable pour qui ne sait pas écouter avec la plus grande attention, pour qui ne sait pas décoder les confidences avouées à demi-mots.