Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

Manipulateurs et pervers narcissique

Vous vous demandez si votre conjoint(e) ne serait pas un peu pervers narcissique ?

De fait, vous avez trouvé déjà des tas d’informations sur le sujet dont certaines tellement déroutantes que votre reflexe a peut-être été de rejeter cette hypothèse.

Pourtant vous réalisez que certaines des attitudes de votre conjoint(e) ne sont pas des réactions normales. Bien que la plupart des gens l’adore, il vous arrive de ne plus savoir vraiment qui il (elle) est.

Voici quelques clés de compréhension sur la perversion narcissique recueillis grâce aux accompagnements effectués auprès de nombreuses victimes qui sont venues me demander de l’aide.

Vous pourrez ainsi commencer à démêler le vrai du faux.

Ce qui vous permettra ensuite prendre les décisions qui s’imposent et surtout d’apprendre à vous protéger pour ne plus jamais être sous l’emprise d’une personne perverse et manipulatrice.

En règle générale, le conjoint du perversnarcissique sous-estime l’ampleur de la manipulation dont il fait l’objet

Il se dit tellement de chosesplus ou moins effrayantes sur la perversion narcissique qu’à force, on la verrait presque à tous les coins de rues !

Prudence et discernementsont pourtant de mise afin de ne surtout pas imputer à la hâte des travers psychologiques alarmistes à l’égard d’une personne qui ne serait pas perverse. Il convient donc d’être vigilant car la manipulation n’est pas toujours associée à la perversion.

A l’inverse, pourse rassurer autant que possible, un nombre important de conjoints restent longtemps isolés avec leur souffrance, supportant des années durant une forme de violence psychologique extrêmement pernicieuse et destructrice, cela  par peur de se confronter à une réalité trop deceptive.

De par mon expérience autantpersonnelle que professionnelle, je saisà quel point il est difficile dereconnaître les traits de la perversion narcissique chez son propre conjoint et surtout de les admettre comme tel car le pervers sait idolâtrer et choyer sa victime pour la maintenir sous sa coupe.

Accepter l’idée que les agissements de l’être aimé soient délibérément malveillants et même pervers,  c’est éprouvant moralement ! Force est de constater que c’est un choc même face à l’évidence.

Le problème des personnes sincères, c’est qu’elles croient trop souvent que les autres le sont aussi.

Les conjoint(e)s ont tous beaucoup de difficultés à admettre qu’ils sont sous l’emprisede la personne qu’ils aiment car il y a une co-dépendance.

C’est difficile pour une femme de se considérer maltraitée même moralement, ça l’est encore davantage pour un homme d’autant plus lorsque la maltraitance n’est pas visible de prime abord. Et c’est ce qui se passe avec le pervers narcissique puisque le pervers narcissique excelle dans l’art de se faire passer pour ce qu’il n’est pas(c’est d’ailleurs ce qu’il sait faire de mieux !) ! Il sait donc parfaitement se faire passer pour quelqu’un d’honnête.

 

La perversion conjugale au quotidien, ça donne quoi ?

Sous prétexte de mettre son conjoint à l’épreuve, le pervers prend un malin plaisir à  demander des choses compliquées voireimpossibles. Dans le but d’illustrer la perversion conjugale et de vous montrer à quel point elle peut être difficile à identifier, je vous propose un exemple :

Un homme pervers narcissique(ça pourrait tout aussi bien être une femme),voulant testerla moralité de sa femmeet s’assurer qu’il a du pouvoir sur ellelui demande de venir le chercher au travail, chose qu’il ne lui demande jamais habituellement. Il le lui demandepile le jour où celle-ciavait prévu de rencontrer  la maîtresse de leur enfant.

Ne pouvant pas être aux deux endroits à la fois, elle doit faire un choix. Face à ce dilemme quel que soit le choix effectué, elle sait qu’elle  culpabilisera en son for intérieur car elle n’aime pas décevoir les autres.

Elle décide d’opter pour maintenir le rdv avec la maîtresse car c’est ce qui lui semble être le plus important bien qu’elle pressent que son mari n’approuvera pas. Celui-ci, en tant qu’adulte est pourtant capable de comprendre qu’elle doit maintenir le rdv puisque c’est important pour la scolarité de leur enfant.  Idéalement il devrait donc la mettre à l’aise face à ce choix en la rassurant sur le fait qu’il va se débrouiller autrement.

Mais comme il est pervers narcissique, il se sent vexé dans son orgueil chaque fois qu’il n’obtient pas ce qu’il veut. Lorsque c’est sa femme qui se permet de lui refuser quelque chose il le lui fait systématiquement payer tout en s’arrangeant habilement pour qu’elle n’ait pas conscience de sa mesquinerie car pour lui, entretenir une image positive est primordial.

Le conjoint du pervers a tendance à l’idéaliser, à le mettre sur un piédestal et à se considérer inférieur à lui.

Le mari ne fera finalement aucun reprocheà sa femme luidonnant même l’impression d’approuverson choix. Mais cela n’est qu’une façade car la vengeance est un plat qui se mange froid. En réalité,le mari attend le moment idéal pour lui faire payer ce qu’il vit comme une humiliation.

L’épouse, quant à elle se sent nulle car elle aurait voulu montrer à son mari à quel point elle est prête à se plier en quatre pour lui. Du coup le soir voulant se rattraper, elle décide pour le diner de lui préparer un de ses plats favori.

Cela lui demande un effort d’autant plus qu’elle est déjà fatiguée de cette journée chargéeet préoccupée par les problèmes scolaires de leur enfant.  Elle préfèrerait se poser tranquillement sur le canapé pour se vider la tête en lisant un magazineet se contenter de mettre une pizza au four.

De plus comme il ne lui pose aucune question sur le rdv, elle est déçue.Elle ravale sa frustrationet n’en parle pas pour éviter de créer du conflit tout en se disant que c’est étrange qu’il ne se montre pas plus curieux que ça.

Le mari, n’a pas faim. Il boude le repas, y goute à peine. Il sait que c’est en procédant ainsi  qu’il  va la blesser en plein cœur sans en avoir l’air.  Mais il tient absolument à maintenir une position de supériorité vis à vis d’elle alors il ne montre pas le visage de la colère pas plus qu’il n’exprime  ses pensées réelles. Il a bien vu que depuis plus d’une heure elle se démène dans la cuisine en vue de lui faire plaisir.

Elle se sent minable de s’emporter comme ça mais c’est plus fort qu’elle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !
Ainsi,se sentant blessée par l’attitude de son mariqui ne manifeste aucun enthousiasme à l’idée de gouter au repas qu’elle a préparé avec amour, l’épouse finit par craquer. Elle se met en colère hélas devant l’enfant assis à la table.Il ne l’a pas averti qu’il n’avait pas faim et pour causeil n’a pas moins faim que d’habitude. Sachant que l’impact émotionnel sera plus fort au moment de passer à table il fait semblant de ne pas remarquer ses efforts.

Ainsi,se sentant blessée par l’attitude de son mariqui ne manifeste aucun enthousiasme à l’idée de gouter au repas qu’elle a préparé avec amour, l’épouse finit par craquer. Elle se met en colère hélas devant l’enfant assis à la table.

Elle se sent minable de s’emporter comme ça mais c’est plus fort qu’elle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase !

Sans vraiment comprendre pourquoi elle perçoit qu’il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans cette situation mais elle n’arrive pas à se l’expliquer, se sentant idiote et incompriseelle se fâche de plus belle après son mari. Lui se complait dans la mauvaise foi et ne montre aucun signe de compassion, ne manifeste que de la froideur et enfonce le clou en la cataloguant d’hystérique tout en restant très calme.

Il suffirait pourtant qu’il lui dise  un mot gentil ou qu’il l’a prenne dans ses bras pour que la femme s’apaise. Mais au lieu de cela, d’un ton posé et détaché, il dit: « Ma pauvre, tu t’énerves vraiment pour rien, j’ai quand même bien le droit de ne pas avoir faim ! Y’a pas de quoi en faire tout un plat. Ressaisies-toi s’il te plaît. Quelle mère es-tu donc pour te mettre dans cet état devant notre fils ? Tu me fais honte !»

Pour cette femme, être une bonne maman c’est très important  et voilà que son conjoint sous-entendqu’elle est une maman défaillante.

Elle va donc commencer à se justifier et redoubler d’efforts pour mieux se faire comprendre. Lui feindra de ne pas la comprendre et s’en délectera (tout en affichant une mine de victime) car il sait pertinemment que ça la rend folle d’être considérée pour ce qu’elle n’est pas.

Elle s’endormiralassée, épuisée, le moral au plus bas. Il sera froid et distant pendant trois jours puis tout à coup, sans raison particulières il se montrera à nouveau charmantavec elle. La punition est levée.

Il faudra plusieurs années à la femme avant qu’elle ne réalise ce qui se trame dans la tête de son mari. Il faudra que des scénarios identiques à celui-ci se reproduisent maintes et maintes fois pour qu’enfin elle réalise que contrairement à ce qu’il prétend, non seulement il ne la respecte pas, mais pire que cela il ressent une satisfaction malsaine chaque fois qu’il parvient s’en qu’elle s’en aperçoive, à la faire souffrir moralement (d’où la notion de perversion).

Pendant longtemps elle se dira (à tort)qu’il est dur parce qu’il a manqué d’amour dans son enfance et qu’à force de compassion et de patience elle arrivera à le changer.

Voyez le jeu psychologique auquel joue le pervers. Il cherche à saboter la bonne humeur de son conjointtout commesa joie de vivre. Il ne supporte pas de le voir réussir là où lui-même n’est pas reconnu. Le bonheur et l’épanouissement de l’autre ne lui sont pas supportables. Il sait que cela n’est pas avouable et que pour tenir il ne pourra pas s’empêcher d’œuvrer à la destruction.

Violences perverses, violences non perverses, disputes : quelles différences entres les trois?

La situation décrite plus haut ne témoigne pas d’un conflit issud’une vie de couple ordinaire caren dépit des apparences(volontairement trompeuses),le mari pervers narcissiquene concourepas à améliorer la situation. Pire que cela, il tente délibérément de saper le moral de son épousetout en maintenant l’illusion qu’il est de son côté.

Dans un conflit conjugal sain les deux conjoints se disputent ouvertement sans chercher en traitre à nuire à l’autre. Leur but n’est pas de blesser même s’il leur arrive de le faire par manquement. Bien qu’ils peuvent parfoisne plus très bien  maitriser leurs émotions, ils veulent surtout se sentir compris et respectés. Ils n’éprouvent aucune satisfaction à se faire souffrir mutuellement, ni à se sentir supérieur à l’autre.

Dans une situation de violence conjugale perverse, l’agresseurassocie à ses coups basdes attitudes bienveillantes ce qui amène la victime à croire dur comme fer que son conjoint est sincère avec elle. Elle croit que le problème réside dans le fait qu’il est maladroit, qu’il ne comprend pas et qu’à force de lui expliquer, il changera.

En revanche, dans les cas de violences conjugales non perverses la violence est évidente à identifier car l’agresseur affiche clairement son hostilité. Il cherche à toucher son conjoint physiquement ou/et émotionnellement et ne tente pas de cacher sa colère, bien au contraire car elle lui est utile pour se défouler.

Ce n’est qu’une fois calmé que l’agresseur se montre éventuellement gentilà nouveau car au moment de la crise il n’y arrive pas.

Il(elle) n’associe pas dans le même temps ses attitudes agressives  à des attitudes bienveillantes.Il n’y a pas d’ambivalence dans son langage.

La frontière entre chacun de ses trois contextes est parfois si faible qu’elle peut paraître inexistante et c’est ce qui fait que le diagnostic n’est pas toujours évident à poser. C’est là qu’ en tant qu’expert, je peux vous aider à faire la part des choses.

S’affirmer est effrayant pour la victime car elle craint de décupler l’agressivité du pervers narcissique

Le pervers narcissique  devient ouvertement agressif et maltraitant lorsqu’il a compris que son conjoint n’est plus dupe de sa perversion. Il ne s’encombre plus de son masque et donc agresse ouvertement pour intimider etdissuader (mais pas en présence d’un tiers car il tient à préserver son image).

C’est notamment pour cette raison, afin d’éviter de devoir se confronter à l’hostilité affichée du pervers narcissique que beaucoup de conjoints-victimes se maintiennent dans l’illusion de changements possibles et s’accrochent à l’aspect positif de la relation. La peur de décuplerl’agressivité du pervers est trop forte pour parvenir à trouver le courage de s’opposer aux moyens plus ou moins tordus mis en place par le pervers.Lui (elle) les intimide à coup dechantage au suicide, de menace d’éloignement des enfants, depression financière, de faire circuler des rumeurs, d’humiliations, etc.

Là encore, je suis là pour vous accompagner dans cette étape car de toutes évidences, lorsque cette étape est atteinte la situation ne s’améliorera pas. Vous devez donc  inévitablement réagir et prendre votre destin en main.

Je vous aide entres autres à développer l’attitude adéquate pour contourner les pièges, les déjouer et sortir de l’emprise avec un minimum de dégâts (notamment les papas qui ont peur de perdre leurs enfants).

Tout cela peut vous  paraître incroyable et pourtant, c’est plus courant qu’on ne le pense.

Je tiens à préciser que nous pouvons tous un jour ou l’autre agir comme un pervers sans pour autant en être un.

Le pervers narcissique,contrairement à une personne dite « normale » agit sans état d’âme pour son conjoint, il n’a pas de culpabilité à faire de la peine à autrui. Il sait jouer la comédie pour mener son entourage en bateau.

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Poser un diagnostic non alarmiste mais objectif

Si toutefois le scénario que j’ai inventé et narré ci-dessus (mais néanmoins inspiré de faits réels) vous parle, s’il vous donne l’impression de vivre quelque chose d’analogue, s’il vous renvoie à votre propre vécu, s’il vous donne l’impression que quelque chose cloche dans le fonctionnement de votre couple,  il se peut que vous viviez avec une personne ayant un fonctionnement  inhérent au pervers narcissique.

Tous n’ont pas le même niveau de perversion, tous ne sont pas foncièrement méchants. Il n’est pas toujours aisé de faire la distinction entre la manipulation (ruse en vue d’influencer)et la perversion(changer le bien en mal).

Il faut comprendre que le pervers narcissique est avant tout une personne très complexée et en grande souffrance psycho-affective ayant appris à masquer son manque d’estime de soi et qui sait faire croire avec énormément d’habilité qu’il est très bien dans sa peau.

Son but n’est pas de vous détruire bien que c’est quand même ce qui finit par se passer. Son but c’est de se protéger coute que coute contre ce qu’il croit être un danger (ils ont un côté paranoïaque) en utilisant tout ce qui lui permet de préserver son image et sa réputation et de se croire meilleur que les autres. Néanmoins il a besoin d’un bouc émissaire pour se  mesurer. Son conjoint est la cible idéale.

Le pervers narcissique exige de son partenaire un  dévouement total

Le conjoint du pervers narcissiquen’a de cesse de se remettre en question car il croit qu’en s’améliorantil obtiendraenfin la considération de son conjoint (pervers) et retrouvera l’amour idyllique qui caractérisait le début de la relation.D’une certaine manière, le conjoint du pervers narcissique tend malgré lui le bâton pour se faire battre car même si dans la pratique il sait poser des limites (on le voit dans l’exemple lorsque la femme ne renonce pas à son rdv avec la maîtresse), en revanche il s’engouffre facilement dans le piège de la culpabilité et du désir de plaire à l’autre aimé par le besoin impérieux d’être le plus parfait possible.

Dès nos premiers échangesen séance,les conjoints de pervers narcissique avouent d’un air  un peu gênés ne plus avoir la force de faire davantage d’efforts pour la relation. Tout en se justifiant de ne pas arriver à faire mieux, ils n’ont bien souvent pas conscience que les efforts accomplis sont déjà bien au-dessus de ce que la plupart des gens attendraient d’eux dans une relation normale.

Ils ne se sentent pas suffisamment reconnuspour les efforts fournis et en souffrent affreusement. Paradoxalement, ils éprouvent le besoin de se justifier sans doute par habitude alors qu’il serait plus adapté de dire « maintenantça suffit ! ».

Il y a donc un manque d’affirmation de soi et une carence affective (amour de soi, respect profond de soi)qu’il va falloir acquériren vue de  sortir de l’emprise psycho-affective.

Apprendre à poser des limites ça se passe aussi (et même surtout)sur le plan psycho-émotionnel. Tant que ce travail n’est pas fait l’emprise n’est pas réellement rompue ce qui signifie que le manipulateur peut à tout moment reprendre son travail de sape sans en avoir l’air.

Apprendre à décevoir et ne pas en avoir peur

Avouloir à tout prix être le conjoint idéal,de même que tous les conjoints de pervers narcissique,vous vous êtes sur-adaptéà ses caprices et vous avez  trop pris la mauvaise habitude de faire fi de ce qui est important pour vous, de vos valeurs intrinsèques.

C’est pourtant en utilisantautrement vos ressources personnelles (force intérieure, volonté, courage, persévérance, intuition, discernement, sociabilité, adaptabilité, empathie, ouverture d’esprit, générosité) que vous arriverez à sortir de l’emprise.En apprenant par exemple à ne plus craindre la sanction (qui survient chaque fois que vous prenez le risque de vous opposer et ce tant que vous ne modifierez pas vos réactions) et en apprenant à ne plus être manipulable.

Oui c’est possible !Il n’y a pas de manipulation sans consentement et en fait bien souvent le consentement se fait à un niveau inconscient mais il se fait malgré tout.

 

Pour regarder la vérité en face il faut cesser de croire que le conjoint  est ce que l’on veut qu’il soit

En fait, si vous êtes en couple avec une personne perverse narcissique, il y a de fortes chances pour que vous vous estimiezchanceux d’avoir été choisi par votrepartenaire que vous admirez de par les nombreuses qualités qu’il (elle) possède ou qu’il feint de posséder car au fil du temps vous avez sans doute réalisé que certaines de ses qualités ne sont qu’une façade servant à faire illusion.

Sans doute aussi qu’avec vous il fait souvent son Caliméro vous incitant ainsi à prendre à votre charge certaines de ses difficultés ce qui ne l’empêche pas de s’approprier vos efforts pour sauver la face devant les autres.

Il faut du temps pour parvenir à réaliser que quoi que l’on fasse, on ne sera jamais reconnu comme quelqu’un de bien face au pervers narcissique. Il y aura toujours un « Oui mais tu… » de sa bouche pourtuer votre joie de vivre à petit feu. 

L’un des aspects les plus pervers c’est de casser insidieusement l’estime de soi du conjoint afin dene pas se sentir inférieur et ainsi se croire dans un sentiment de toute puissance. Il détruit son conjoint tout en s’en servant pour assouvir ses besoins. Il n’a donc pas intérêt à le casser totalement mais juste suffisamment pour le garder sous sa coupe aussi longtemps que possible.

Tant que l’on croit que c’est un privilège d’avoir été choisi par une personne on se su- adapte pour ne pas perdre l’être aimé et on oublie de poser les limites nécessaires au respect de soi.

 

En faire des tonnes pour être aimé

A force de faire des sacrifices et d’endurer des situations anormalesle conjoint du pervers n’arrive plus à jauger lessituationsde manière objective. Conscientque la relation dysfonctionnemais étant au bout du rouleau il se dit que c’est sa propre fragilité qui est en cause, qu’il n’est pas à la hauteur.

A force de supporter, de faire preuve de souplesse et d’adaptation, il arrive un jour où le conjoint se sent vidé. Alorslassé de se remettre encore et encore en question, il finit par se poser de nouvelles questions ce qui est finalement très positif puisque cela va générer un début de prise de conscience.

Le comble c’est que certaines personnes, trop fragilisées par les manipulations récurrentes  de leur partenaire et victimes d’agissements  pervers croient que ce sont elles qui sont perversesoù bipolaires et de ce fait, n’osent pas demander l’aide nécessaire par peur d’être incomprises.

Intransigeantes avec elles-mêmes, elles n’ont pas réalisées que face àune situation aussi  épuisante moralement il est tout à fait normal de craquer nerveusement. Il n’y a pas à se sentir coupable ni à avoir honte.

 

Il est possible de poser un diagnostic sans la présence de votre conjoint

Que vous soyez un parent oule conjoint d’une personne perverse narcissique,en séance la première choseque nous ferons ensemble, c’est de poser un diagnostic mais seulement à l’issue d’une discussion approfondie.

Je valide ou j’annule la suspicion de perversion, je vous aide à comprendre les dysfonctionnements de votre partenaire et j’analyse  avec vous ce qui a pu vous faire penser à un cas de perversion. Si finalement il s’avère que votre conjoint ne l’est pas nous chercherons à comprendre ce qui pose problème.

J’identifiede quelle manière le jeu de manipulation est exercé, dans quel objectif et pourquoi il en est ainsi. Face à une personne manipulatrice nous avons généralementtendance à le devenir également(sans pour autant devenir pervers). Nous essaierons donc de savoir ce qu’il en est pour vous et ce que vous pouvez faire pour que vous puissiez vous  reconnecter à vos véritables valeurs.

 

Le diagnostic n’est posé ni à la va-vite, ni à la légère c’est pourquoi en règle générale, il faut plusieurs séances mais parfois en une séance l’évidence s’impose. Le diagnostic peut être posé en l’absence du conjoint car contrairement aux états névrotiques, dans le profil du pervers narcissique il y a des critères qui, mis bout à bout, ne trompent absolument pas une personne avertie. 

Il y auraensuite un cheminement intérieur à effectuer (dont la durée peut être très variable d’une personne à l’autre)pour parvenir à accepter cette réalité car si cela peut soulager et donner du sens de mettre des mots sur une situation, savoir que son conjoint est perversnarcissique est tout de même très déconcertant.

Une fois l’étape du diagnostic effectuée, je vous donnerai des conseils adaptés à votre situation pour que vous puissiez avancer dans votre vie selon votre rythme et vos capacités.

Je vous aiderai également à reprendre confiance et à dépasser vos angoisses.

Il (elle) ne pense pas comme vous et moi

Dès lors que le diagnostic est posé il peut être tentant de se considérercomme le souffre-douleur du pervers/manipulateuret de considérer uniquement comme une victime.

Vous gagnerez à guérir vos blessures afin de ne plus vous retrouver co-dépendant affectif avec une personne destructrice. Cela fait inévitablement écho à votre propre histoire à un niveau personnel ou transgénérationnel.Les choses sont rarement aussi simples que cela cardès lors quenoussommes en couple avec une personne défaillante, quel que soit la structure psychique de l’autre,c’est quenous le sommeségalement d’une certaine manière ou plutôt devrais-je dire d’une manière différente.

Guérir ses blessures est le meilleur moyen de protéger ses enfants

Se guérir de ses propres souffrances, c’est permettre à sa descendance de se guérir aussi et donc de faire l’économie de certaines souffrances transmises de générations en générations.

Car il n’y a pas de hasards dans les épreuves qui s’imposent à nous, elles parlent aussi de nos ancêtres et de ce qu’ils n’ont pas su ou pas pu résilier. Vous êtes peut-être le maillon  de la lignée transgénérationnelle qui possède le  pouvoir de faire en sorte que l’histoire ne se répète plus.

Les enfants issus d’un couple où il y a un parent pervers  auront plus de facilités à s’en sortir dès lors que l’autre parent ne se contente pas de fuir la situation. En se guérissant on fait le plus beaux  des à ses enfants, celui de concevoir que le respect de soi c’est possible et ça rend heureux. 

Si vous désirez  comprendre davantage ce qu’est la perversion narcissique je vous propose de lire l’article intitulé : Pourquoi aimer un pervers narcissique esttoujours une histoire d’amour illusoire.