Thérapeute conjugal et coaching sentimental - Le Cellier - Nantes

La violence, en sortir seul ou ensemble

La petite violence est la plus difficile à discerner

 
Vivre dans un environnement où l’on ne rit plus ensemble et où l’on ne se parle presque pas c’est déjà une forme de violence car la normalité n’est pas là. Nous avons tous besoin de bonne humeur pour aller bien et pour nous régénérer.

Si vous avez l’impression de vivre de la violence conjugale dans votre relation ou de vivre quelque chose qui s’apparente à une forme de violence (manipulations, comportements destructeurs, agressivité, manque de respect, froideur, indifférence, mensonges) vous avez probablement besoin d’une aide extérieure pour faire évoluer la situation.
 
Que vous soyez celui qui subit ou celui qui fait subir, il est  envisageable de faire une consultation afin de comprendre pourquoi c’est ainsi et comment faire pour que les comportements destructeurs disparaissent.
 
Selon le degré de violence ressentie et le degré d’acceptation de la situation, nous verrons ensemble ce que vous pouvez entrevoir comme évolution et comment procéder.

Agressé ou agresseur ? pas toujours facile de savoir

Je me considère le plus souvent dans le rôle de l’agressé (exemples) :
 

  • Je ne me sens pas respecté
  • Je ne supporte plus les insultes
  • Je n’arrive plus à avoir confiance
  • J’en ai marre des reproches
  • Je ne me sens pas considéré dans mes opinions/gouts
  • Mon partenaire me parle mal
  • J’ai peur d’être mal jugé
  • Je suis infantilisé par mon partenaire
  •  Je suis vite rabroué
  • J’ai peur de dire ce que je pense
  • Mon partenaire me fait peur quand il s’énerve
  • J’ai peur des conflits
  • Je ne supporte plus les mensonges
  • Je me sens faible
  • Je trouve mon conjoint pervers
  • Il ne m’écoute pas
  • Mon conjoint me dénigre devant les enfants
  • Mon conjoint ne me console jamais


Je me considère le plus souvent dans le rôle de l’agresseur (exemples) :

  • J’ai des réactions impulsives
  • Je n’arrive pas à me faire respecter sans être autoritaire ou blessant
  • Je m’affirme trop
  • Je suis à fleur de peau
  • Si je ne me fâche pas on ne m’écoute pas
  • Je suis trop exigeant avec mes proches
  • Mes nerfs lâchent de façon incontrôlable
  • Je n’arrive pas à me maîtriser
  • Je dis des choses blessantes que je regrette ensuite
  • Je suis lunatique
  • Je suis stressant
  • Je peux me fermer pendant longtemps
  • Quand je suis énervé je deviens agressif


Je ne sais pas où me situer / Je suis tantôt l’un, tantôt l’autre (exemples) :

  • Nous nous faisons beaucoup de mal quand nous nous disputons
  • Chacun à l’impression que l’autre le manipule
  • Chacun se sent agressé par l’autre
  • Je deviens colérique quand il me pousse à bout
  • Nous nous sommes menti l’un l’autre
  • Nous nous accusons mutuellement
  • Aucun de nous ne veut reconnaître ses torts
  • Nous n’arrivons plus à parler sans nous agresser
  • Nous n’arrivons plus à désamorcer nos conflits
  • Nous nous provoquons bêtement
  • Nous nous parlons mal
  • On se dispute pour n’importe quoi
  • On se critique beaucoup trop
  • Nous n’arrivons plus à être gentil l’un avec l’autre
  • On ne s’écoute plus
  • Je ne supporte plus ses remarques
  • Il y a une mauvaise ambiance à la maison

Nous ne pouvons pas éviter les conflits mais nous pouvons éviter la violence


La violence est très répandue et souvent banalisée. La plupart des gens minimisent les conséquences et les effets qu’elle procure car nous ne sommes que très peu éduqués et formés à un mode de communication assertif (c’est-à-dire respectueux de soi et de l’autre).
Nous sommes tellement habitués à nous emporter, critiquer, juger, reprocher, ignorer, être de mauvaise foi, faire culpabiliser, insulter que nous oublions que toutes ces attitudes ne sont pas normales en soi.
 
Il est possible d’interagir autrement. Il y a une différence fondamentale entre une dispute  assertive et une dispute agressive. La différence entre les deux réside dans l’attitude que chacun est capable d’adopter dans la situation de conflit. Suis-je dominé par mes émotions ?
 
S’il est vrai que tous les couples se disputent et que cela est normal voir même nécessaire, il est moins vrai que tous les couples se disputent violement.
Une dispute ne devrait jamais conduire à une forme d’agressivité. Elle doit permettre d’éclaircir les choses mais pas de régler ses comptes sinon c’est qu’il y a un problème de communication, de respect ou peut-être des griefs non digérés.
Mieux vaut désamorcer la situation avant que cela ne fasse trop de dégâts dans la relation.

N’attendez pas que l’autre change pour changer surtout si vous avez l’impression de subir


 Vous avez la possibilité de faire évoluer les choses en essayant de changer vos réactions. Si votre partenaire ne veut pas en entendre parler n’attendez pas, prenez les devants car lorsque vous réagirez de façon assertive (en vous affirmant sainement) votre conjoint sera automatiquement contraint de s’adapter à votre nouvelle attitude.
 
Au cas où vous auriez la sensation d’être manipulé ou abusé il est de votre responsabilité d’apprendre à  contourner les pièges et à trouver les attitudes propices pour encourager votre partenaire à vous respecter.
Mais  il y a des formes de manipulations et d’agressions trop néfastes qui ne permettent pas d’envisager une amélioration. Nous verrons ce qu’il en est concernant ce que vous vivez et ce que vous pouvez tenter avant de baisser les bras.

Agressé ou agresseur : l’agressé adopte aussi des comportements de sabotages

Nous ne sommes jamais qu’une simple victime, nous avons toujours une responsabilité dans ce qui nous arrive. A moins que votre conjoint ne soit profondément malveillant, s’il ne  vous respecte pas comme vous le souhaiteriez c’est que d’une manière ou d’une autre vous le lui en laissez encore la possibilité. 

Là est votre responsabilité : ne plus  laisser faire, ne plus consentir, ne plus fermer les yeux, ne plus minimiser, ne plus excuser, ne plus capituler. S’affirmer avec discernement et respect.
A force de trop supporter, n’importe qui finit par devenir à son tour agressif. Il est facile alors ensuite de s’entendre dire que l’on est hystérique et de culpabiliser. Qui des deux est responsables ? Ce n’est pas toujours celui qui dit qui est !

N’ayez pas peur d’en parler


La violence ne doit jamais être considérée comme normale alors ne vous interdisez pas d’en parler pour trouver des solutions.
N’ayez jamais honte car le courage réside dans le fait de se confronter à la réalité sans la transformer afin de justement parvenir à la transcender.